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Nouvelles du Désert



Notre prochaine réunion programmée pour le mardi 11 mars 2008 est trop lointaine pour que vous restiez sans nouvelles de l’association.

Conformément au vote unanime du Conseil Municipal de Chambourcy en date du 8 novembre 2004, le processus d’acquisition de la seule partie sud du Désert de Retz a été engagé fin décembre 2007.

Je tiens à vous préciser les conditions de cette transaction. Pour cela, il faut revenir aux sources.

En 1985 le Désert de Retz a été vendu pour une somme symbolique à la Société Civile du Désert de Retz (S.C.D.R ) Simultanément dans le cadre d’un ensemble de dispositions complexes modifiées en 1988 valables jusqu’en 2035, la S.C.D.R. avait mis à la disposition de la Société Foncière de Joyenval (S.F.J.), chargée de réaliser le golf, la partie nord du Désert,soit environ 20 hectares.

Depuis, de nombreuses vicissitudes, passant par de multiples procédures judiciaires, ont conduit à l’arrêt de la tentative de restauration du Désert, à la cessation de son entretien et à sa fermeture au public ,malgré ce que nous avions fait pour aider à faire connaître ce domaine. Tout ceci a entraîné la décision du lancement d’une procédure de liquidation judiciaire qui a duré plusieurs années.

Dans ce contexte, la S F J a souhaité assurer la pérennité du golf en se portant acquéreur du Désert de Retz pour ne plus avoir à craindre la neutralisation d’un de ses deux parcours empruntant la moitié nord du Désert.

En revanche, la moitié sud comportant les seules fabriques subsistantes et l’espace originellement boisé n’intéresse pas la S F J . Finalement celle-ci a racheté la totalité du Désert pour en conserver la moitié nord et a immédiatement rétrocédé la moitié sud à la Commune de Chambourcy pour l’euro symbolique sous réserve de la parution d’un décret en Conseil d’Etat quant à la cession totale du Désert.

Toujours conformément à la décision du 8 novembre 2004, la S.F.J., avec ses moyens, mais sous le contrôle de l’administration préfectorale et de la municipalité, dans le cadre d’une convention doit dans les quelques mois suivants effectuer les travaux de sécurisation végétale de cette partie sud.

A ce jour, à travers cette transaction, nous pouvons estimer que l’avenir du Désert est devenu moins sombre. La propriété de 50% de la surface du Désert revenant à la collectivité apporte une certaine garantie d’un contrôle de son emploi par la puissance publique.

Il n’en reste pas moins que la restauration, l’entretien et l’ouverture au public du Désert de Retz est hors de la compétence , des moyens techniques et financiers d’une commune de la taille de Chambourcy.

L’année 2008 va donc être décisive quant à la définition de l’avenir du joyau du patrimoine camboricien.